lundi 14 janvier 2019

Cathryn Boch : "en souvenir d'un beau jour de soleil"

 Telle est la dédicace que Cathryn  Boch actuellement en résidence au 3bis F à Aix en Provence a apposé sur le livre/catalogue (remarquable dans sa conception et les contributions critiques de Fabienne Dumont et Pascal Neveux  ) que lui a consacré la Galerie Papillon qui la représente à Paris. 
Ayant découvert son travail en 2014 lors du salon du  dessin : Drawing Now je souhaitais rencontrer cette artiste, selon moi, hors du commun.



Sans titre Carte routière sur papier poncé, encre de chine, gouache patine, fil métal couture machine , couture main
Récemment, la Fondation Villa Datris à l'Isle sur Sorgue montrait également l'un de ses travaux dans le cadre de l'exposition "Tissage Tressage".

On trouvera sur le blog de la Galerie du Lézard une autre vidéo où  Cathryn explique avec beaucoup de poésie  sa démarche. Inutile donc de paraphraser!


La machine à coudre Outil indispensable!
Pièce récente en volume Verso

Une pièce récente en volume Recto
Le travail actuel devient sculpture/ volume suspendu comme des corps ou des quartiers de chairs ( je ne sais pourquoi je fais le rapprochement avec Le bœuf écorché de Chaim Soutine). Une évolution qualitative qui singularise encre davantage l'oeuve de Cathryn Bloch dans le monde de l'art contemporain.
Pour conclure , un extrait de la participation critique de Pascal Neveux à l'ouvrage cité plus haut : Là encore il faut souligner l'extraordinaire singularité de la forme inventée par Cathryn Bloch dont on pourrait résumer l'alchimie en une tentative d'autobiographie fragmentaire. C'est  dire comment on est loin d'une forme de narration continue du récit de soi, puisque ce sont ici les éclats d'une existence qui seuls comptent. Chaque spectateur organisera d'autres trajets dans une œuvre qui doit continuer de vivre de la variété des interprétations qu'elle autorise.
 Un coin de la table de travail: Du fil... des lambeaux de cartes ...ou de soi,... de peau???

lundi 12 novembre 2018

L'envol / Dernière à La Maison Rouge Paris.

Je reprends quelque peu mes publications sur ce blog.
Mes voyages de plus en plus fréquents sur Paris apportent un flot d'images tel que je me suis  laissé déborder.
Je tenais cependant à  faire part de mon dernier coup de cœur (et qui sera bien le dernier, hélas!) en ce lieu fabuleux qu'était la Maison Rouge tant d'un point de vue plastique que mémoriel.
Il s'agit de l'exposition intitulée "l'envol" 

De fait et en préambule l'interview d'Antoine de Galbert,son directeur: 


 Suivent quelques images....des œuvres que j'ai le plus appréciées. Choix limité, bien sûr!
Charles August Albert DELLSCHAU (1830-1923)
La retraite venue, , il crée 12 livres composés de collages d'écrits et de dessin d’aéronefs


Gustav Mesmer (1903-1994) vélo-hélicoptère 1978

Hans-Jörg Georgi 2013
 Georgi interroge comment survivre? Comment monter et toucher le ciel?"Mes œuvres, mes avions sont comme moi(....) je veux faire quelque chose de bien pour le monde. Je vous amène tous en voyage avec moi"

Jules-Etienne MAREY (1830-1904) Décomposition du vol d'un goéland 1887

Panamarenko (artiste belge né en 1940) Raff (le corbeau)

Pierre Joseph La sorcière
 C'est pour moi une photographie (montage , espérons le!) emblématique de cette exposition le sous titre étant "le rêve de voler" . Beaucoup d'artistes ont tenté cette expérience et ont inventé des "machines à leur portée pour réaliser ce rêve, une tentative impossible, ou risquée, comme Icare en son temps ...mythique.
Vladimir Tatline (1885- 1953)  Letatline  (contraction de son nom et du verbe letat , voler)
Un engin utopique censé permettre de s'élever dans les airs par la seule force des bras.

Pour conclure, une œuvre, qui ne figurait pas dans cette exposition (mais chacun pourrait faire" sa propre exposition et y ajouter toute comme moi , Léonard da Vinci entre autre!), de Vincent Mérelle qui sur le même format et dans une posture d'envol quasi identique se mélange à un vol de cigognes

Fabien Mérelle
Aperçu à Drawing now art fair 2018 - Galerie genevoise: Art Bärtschi & Cie. et Galerie parisienne :  Praz-Dellavade
Beaucoup d'humour et une qualité de trait(de caractère?) certaine.



samedi 14 juillet 2018

V IVRE Jean-Bernard METAIS Abbaye de Silvacane.

Ces temps ci  Jean-Marc Bourry, président de l'Association Patrimoine Art et Culture de La Roque d'Anthéron , nous propose en ce lieu magique de l"Abbaye de Silvacane des expositions intéressantes et diversifiées.
Je n'ai pas eu le loisir de partager avec mes lecteurs les images de l'exposition de Michel Wohlfahrt qui vient de se terminer et qui succédait à celle de notre ami Georges Guyes ( on peut lire un excellent article sur le blog de Florence Laude ). 

Je ne veux donc pas louper le coche encore une fois et vous faire part de l'exposition des travaux photographiques  de Jean-Bernard METAIS dont j'avais eu le bonheur de voir quelques travaux d'une autre nature, des sabliers notamment, à la galerie parisienne La Forest Divonne.

Ici le thème décliné dans cette  "suite" d'une trentaine de tirages photographiques sur dibon est celui de la transmutation du vin,  d'où le titre "V ivre". Maturation du moût, premiers bouillonnements, éclairscissement d'un soutirage à l'autre, donnent une variété extraordinaire de matières et de couleurs.


J-B Métais glane sainsi une "collection d'images" depuis une quarantaine d'années au sommet des cuves à vins sur la propriété familiale dans la vallée du Loir. Une seconde nature: Celle d'un artiste doublé d'un viticulteur à ses heures, qui  comble ainsi poétiquement sa "soif" de création par une approche ludique du "sang de la vigne", 
et de la terre où elle pousse et fructifie.
S'y ajoute une passion des mots, une dose d'humour  et un rapport au lieu (comme dans la plupartde ses autres oeuvres) non dénué de sens car les moines de cette abbaye  et bien d'autres, cultivaient eux aussi de belles vignes... du Seigneurs, bien etendu!





JBM est un homme jovial et généreux.
Jean Bernard Métais


Dés l'arrivée, dans le bassin  une longue phrase que j'ai oublié de noter ) se déploie dans une découpe de lettres en inox immergée.
Souvent les mots reviennent dans ses oeuvres (à voir sur son site, assurément) comme ici "le futur est derrière". en lettres de néon ou "boire" et "v ivre" , réalisées en tube de verre où est enchâssé du vin blanc ou vin rouge!

Boire

Le V est un tube rempli de vin blanc. IVRE sont des tubes thermoformés remplis de vin rouge.

Un oxymore comme JBM les aime

Si d'aventure votre route des vacances passe par là, ne manquez pas cette étape touristique,  culturelle et ludique  qui mêle trésor architectural et une oeuvre (jusque là pour moi!) peu connue et qui, bien sûr, gagne à l'être.
Loin d'Arles un épiphénomène photographique... mais pas que!
Jusqu'au 24 aout 2018

jeudi 28 juin 2018

L'image en morceaux

Une excellente exposition occupera tout l'été la Villa Tamaris Centre d'Art à la Seyne sur Mer.
Elle réunit 39 artistes (et non des moindre) à qui un très large espace est donné à chacun, la Villa étant ouverte jusqu'au comble,fait exceptionnel.
Le commissariat en à été confié à Evelyne Artaud dont vous pourrez lire sur ce lien l'excellente introduction à l'exposition (et au catalogue).

Jacques Monory

Bernard Moninot Dessin et installation

Georges Rousse (Marseille 2013)

Ghislaine Escande

Jean Le Gac

Ilias Poulos

Jiri Kolar
Philippe Cognée

Louis Pons
Et pour conclure partiellement cette quête d'images un travail assez remarquable de Cédric Ponti qui propose une série de cranes en terre "façonnés" à l'explosif (ne pas rater la vidéo pour comprendre.




Cédric Ponti

A ne pas manquer sur la route de vacances .... intelligentes et touristiques, d'autant que la rade de Saint Mandrier et Toulon est magnifique, par beau temps bien évidemment !


On peut même prendre une navette et voguer sur "la grande bleue".




jeudi 7 juin 2018

UGO SCHIAVI à la double-v-gallery

Le hasard fait bien les choses,j'avoue! Arpentant les rues perpendiculaires à la rue Paradis à la recherche de la galerie du Tableau de notre ami Bernard Plasse,  bien située rue Sylvablelle, j'ai découvert la galerie Double V  située au 28 de la rue Saint Jacques. C'était ou c'est encore (?) dans le cadre du Printemps de l'Art Contemporain que cette galerie nous offre le travail d'un artiste marseillais Ugo SCHIAVI. Le titre (en latin SVP :Rudus, Ruderis (Décombre-s).





Plutôt que de paraphraser le texte critique de Léo Marin qui accompagne son travail sur le site de a Galerie V, j'ajouterai que j'ai été trés sensible au choix des "postures/sculptures" proposées par l'artiste, relévé d'empreintes sur nature restituées dans un béton sans âge, donnant l'impression de vestiges de fouillles archéologiques. 
Un trompe l'oeil en quelque sorte. Une technique de moulage bien maitrisée; Bravo!

De plus un récent voyage sur Paris, m'a permis de voir son travail à la Galerie Pariculirère et de porter à son comble, ma "quête d'images". 


ORBES Musée Rodin et la danse


ORBES est le titre de la chorégraphie (ne serait-ce pas plutôt une succession "d'arrêts sur image" de 5 corps figées entre eux, comme pétrifiés, après avoir été modelés par les mains d'un sculpteur?) que JORDI GALI a conçu pour le parvis de l'hôtel de Biron .
Invité par ma fille Jeanne  à assister à cette création (qui sera reprise à Lyon du 15 au 18 juin 2018), et par chance, le beau temps qui accompagnait le spectacle, ce fut une excellente opportunité pour moi de revisiter le Musée Rodin et l'exposition temporaire Rodin et la danse, précisément.
Ci après, l'extrait du  dossier de presse situant par le texte et complétant mes images, la beauté et la grande émotion ressentie et partagée par les visiteurs nombreux en cette après midi du 3 juin 2018.

Corps, matière, temps, espace et relations sont les maîtres-mot de cette installation chorégraphique constituée de 120 structures de corps où les 5 interprètes sont à la fois matériaux et bâtisseurs.
Ces architectures éphémères sont établies d’après un protocole mathématique précis, basé sur le hasard et la symétrie, et sont le résultat d’efforts de traction et compression entre les corps, situations d’équilibre choral composées de déséquilibres individuels. L’abstraction des structures ainsi composées est transformée par l’espace public et ses changements constants. Dans ce contexte toujours renouvelé, les corps s’offrent au regard et déploient leur présence dans le temps, proposant d’ouvrir un espace propice à une multiplicité d’interprétations.







    
J'ajoute à la rédaction de cet article une excellente critique parue  peu après,sur ce lien :https://dansercanalhistorique.fr/?q=content/orbes-de-jordi-gali-au-musee-rodin 
qui permettra de mieux comprendre encore toute la force et l'intelligence de cette choégraphie "sculpturale" 

lundi 19 février 2018

Didier Lokwood...

Didier Lockwood est décédé hier. Il  me transportera toujours par la magie de sa discographie , le chant de son violon et de ses accompagnateurs sur un petit "nuage".

A écouter et à voir.