vendredi 29 août 2014

De retour (de vacances)

Cet été, par ici ou par là, la météo déplorable à gâcher le séjour de bien des vacanciers. La solution était peut-être de se "réfugier" dans les musées, les centres d'art contemporain. La  province française est d'une richesse incroyable à ce niveau et, mis a part , le musée Soulage à Rodez où il y avait "une queue pas possible" (en raison aussi de son ouverture récente et hyper médiatisée),les autres sont hélas désertés. Il faut  pour cela être quelque peu addict à la découverte de nouvelles œuvres d'artistes moins connus que Soulage mais qui jalonnent notre culture artistique, la mienne en tout cas.
Ainsi, dans la salle 14 bis du Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, étaient montré un ensemble de sculptures de l'artiste anglais Raymon Mason (ce lien vers un article d'Alain Madeleine-Perdillat est une excellente  critique de son travail). J'y ai retrouvé le développement d'une sculpture dite de "haut relief", très personnelle et peu courante, avec des affinités, voire des complicités (amicales) avec Giacometti.
 https://www.youtube.com/watch?v=6gIG1uYt0T8
Le tramway de Barcelone 1953


Rue Monsieur-le-prince Paris 6 ème.


Un rapprochement  comme je prends plaisir à la faire avec l'artiste Paul Day ,d'origine anglaise également,  paraitra osé  aux yeux de certains?
The Palace of Justice 1999 - 70x140x40 cm Terre cuite (Photo J-F Dewitte)
J'insterais, même, avec le travail de l'ami Georges Guye qui trouve un excellent écho sur le blog de Florence ainsi que sur celui de la galerie Alain Paire avec des œuvres récentes qui contrastent avec ses "hauts reliefs" de ses débuts, dont je n'ai hélas pas gardée trace photographique.

Une autre découverte "estivale" fut celle de la commande publique initiée par FRAC Nord Pas de Calais pour le chœur de l'église Saint Jean-Baptiste sise à Bourbourg via le sculpteur Anthony Caro (anglais lui aussi) dont le travail considérable jalonne  l'histoire de la sculpture contemporaine, et sur tous les continents,  exception faite de la France. L'oubli est réparé!
Réalisée entre 1999 et son inauguration en 2008, neuf sculptures consacrées au thème de l'eau et de la création du monde, occupent les niches gothiques en arc de cercle.
La cuve baptismale et les neuf niches du Chœur de lumière

chute d'eau


 La Tour du matin et la Tour du soir en bois de chêne de 5 m de haut, viennent se lover chacune autour de deux piliers comme des chaires habituellement réservées aux prêches, . Accessibles aux visiteurs, elle permettent une vue en contre plongée sur deux autres sculptures monumentales, Alléluia et le jardin du paradis.

les tours + une œuvre dans l'espace de Carole Simard-laflamme

le Jardin du Paradis

 Elles allient terre cuite chamottée et bois. Elles sont  réalisées avec l'aide du céramiste allemand Hans Spinner et témoignent d'une recherche très "ouverte" à d'autres formes et d'autres matériaux de la part d'Anthony Caro..

Seuil
Peu de temps avant sa mort en octobre 2013, Le 3 mai 2013, il avait honoré de sa présence l’inauguration du Centre d’interprétation art et culture (CIAC), (outil de promotion de son œuvre), installé dans les anciennes halles aux poissons.
 Dans ce lieu, j'ai beaucoup apprécié l'exposition de la canadienne Carole Simard-Laflamme, que j'avais croisé sur ma route à l'époque (révolue!) d'artiste-licier dans les années 1980/1990, à la Biennale de la tapisserie de Lausanne (manifestation aujourd'hui disparue du paysage!)

On souhaiterait que chaque ville de France et de Navarre dispose d'un tel outil culturel quand on sait par ailleurs qu'une certaine galerie du Conseil Général des B-d-R à Aix en Provence ferme ses portes!





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