mercredi 11 janvier 2012

Escapade parisienne: suite



La Halle Saint Pierre est devenue pour moi (chacun ses gouts!) un lieu d'exposition incontournable.
Avant d'y arriver, la rue (courte et étroite)qui sépare le métro (Anvers) du Sacré Cœur, la haut sur la butte, nous offre un affluence de touristes record. Un concentré du Monde donc, tant par les chalands que par les boutiques qui la bordent. On y trouve aussi cinq à six joueurs de bonneteau (youtube/W2dsIbIMWv0) dans la plus stricte illégalité qui "plume" le passant à raison de 50 € la mise. Attention ils sont très forts . Mieux vaut réserver cette somme pour l'achat du catalogue de l'exposition "Hey! Modern art et Pop Culture" (Trop cher tout de même.) Il s'agit en fait d'une revue, dont j'ignorais l'existence (un peu comme l’Œuf sauvage, n'est ce pas!), qui nous invite à la rencontre inévitable au sein de la scène culturelle alternative entre les courants de la pop culture et les formes populaires de l'art moderne et contemporain que sont l'art brute et l'art singulier.... une caisse de résonance de cet art urbain, pop et outsider.
Là aussi l'interdiction de prendre des photos est formelle.
Je vous livre donc quelques documents glanés sur le Web pour les artistes qui ont particulièrement retenus mon attention en vous invitant à aller les y retrouver.
Kris KUKSI  (USA)

                                          

                                 
 
                                     


Scott Hove (USA)
 


                                  

                                             

Michèl Gouéry (France)

                                           

 Thomas OTT (Suisse) carte à gratter. Un travail de fourmi!


                                 


                                 

Stéphane Blanquet (France) Dessins et sculptures
 
                                                 


Je conclus pour cet espace qui réunissait 63 artistes et 3 collections privées, en signalant deux "boites".
 boites magnifiques de Ronan-Jin SEVELLEC  dont nous avions exposé à ARTEUM musée d'art contemporain certains de ces travaux plus modestes... quoique!). On peut retrouver un excellent article sur son travail dans le dernier N° de l’ Œuf Sauvage). voir le blog de Florence : http://Imagesentete. blogspot.com..(Je ne sais tjs pas faire le lien URL). Mille excuses.
La suite.... bientôt.






lundi 9 janvier 2012

Paris incontournable.

Cet entre deux années2011/2012 est souvent l'occasion de grandes migrations sud/nord et vice versa.
Pour le plus grand bonheur du provincial (indécrottable! ) que je suis, la capitale offrait un panel d'expositions toutes plus attrayantes les unes que les autres.

Toujours attiré par l'insolite, mais aussi l'absence de files d'attente fastidieuses et fatigantes, mes pas m'ont conduit tout d'abord ver la Conciergerie.Non pas pour y voir le cachot de Marie Antoinette (somme toute assez banal!) ainsi que les autres cellules,  mais plus alléché par l'exposition "Bêtes off". J'aime les titres qui se jouent ici et là de certaines homophonies approximatives. La salle des Gens d'armes d'une imposante architecture, abritait et abrite encore  jusqu'au 17 janvier 2012  une exposition magistrale qui regroupe à l'initiative de Claude D'Anthenaise,  directeur du musée de la Chasse et de la Nature (ceci explique peut-être cela!) et avec l'aide de son assistant Raphaël Abrille, le best off des œuvres de  cinquante artistes, œuvres visibles dans les Monuments Nationaux de notre France profonde(Châteaux, Abbayes, Monastères,Hôtel, Forteresses, Tours et Remparts) cet été. Certes nous sommes proches  de la belle et généreuse présentation  qu’Agnès Barruol, chargé de mission patrimoine au C.G. 13 nous avait offert à travers l'exposition "Si loin, si Proche" (Tiens je me répète)!au Château d'Avignon. On y retrouve quelques artistes mais l'espace et le contexte en modifie la lecture même si les sous titres de ces deux parcours sont presque identiques : l'animal est un autre, devenir animal, vivre ensemble, ou pour l'expo camargaise (le Château d'Avignon n'est pas là où l'on pense!) l'animal en nous, nos amis les bêtes,ou encore présences animales.

Une différence cependant: à Paris j'ai pu prendre les photos qui suivent tandis qu'au Château d'Avignon "interdiction absolue". assortie du sentiment de culpabilité, en cas de transgression de la règle, d'avoir volé un bout de viande à l'étalage.Que l'on me donne la raison de ces divergences à l'heure de la Grande Toile! :  The Web in englishe.





Agathe David Les Psaumes de David 16 dessins crayon et stylo sur papier 50 x 70 cm








Christian Gonzenbach Hval (baleine) bois plâtre tourbe et acrylique 800 x 280 x 350 cm.
Gloria Friedmann: Elle Métal, terre, aluminium, résine  320 x 138 cm.(détail )
Berlinde de Bruyckere: Lichaam( corps) Cheval naturalisé et métal288 x 153 x 102 cm.

La suite le plus tôt possible .......

mercredi 4 janvier 2012

Deux artistes racontés par eux-mêmes Gérard GAROUSTE Henri CUECO

Deux récits à l'opposé l'un de l'autre, de deux artistes peintres d'une grande "valeur" (dans tous les sens du terme). Garouste trace un autoportrait poignant de sa vie, du rapport à son père, à la peinture ( sa rencontre avec Léo Castelli- marchand d'art américain- sans lequel rien de son travail n'aurait peut-être pas connu une telle notoriété) et sa folie due à des troubles psychiques incontrôlables ou si peu prévisibles.


Extrait: "ce jour-là, nous nous interrogions. Les années 1980 se terminaient, l'art devenait un marché et la peinture un placement plus sûr encore que les pierres précieuses, elle était côtée au même titre que le pétrole. Tout s'emballait. Un artiste dont on n'avait jamais entendu parler faisait irruption aux plus prestigieuses devantures de la culture, puis il disparaissait, le zapping était de mise, le coup recommandé. Avec le pop art et les sérigraphies, l'art s'était rapproché d'un système de production, la pièce unique ne tenait plus la route, il fallait la faire en plusieurs exemplaires, envisager un lancement mondial, espérer couvrir la planète et tous ses hôtels Hilton. l'artiste devait être extraverti. Je sentais bien que ce monde là n'était pas fait pour moi. Léo aussi était d'une autre école, d'une autre époque, il se rappelait que la première exposition chez lui de Warhol ou de de Kooning n'avait pas marché, il savait que le seul luxe de l'artiste c'est la lenteur, mais il était marchand, joueur, prêt à toutes les adaptations et il n'avait plus le temps d'être patient. Pourtant, il semblait patient...
On y verra clair dans quinze ans"

Pour Henri Cueco, le propos est plus optimiste bien qu'il s'agisse pour lui (et sans doute pour moi aussi) de lutter contre un "malbien" inguérissable qui s'appelle la "collectionnite"parfois aigue:


Extrait : "Je suis le plus important collectionneur de mes propres tableaux. En dépit des risques de vol, de l'impôt sur la fortune (on devrait dire l'infortune), de la convoitise de galeristes, je dois confesser que j'en possède un nombre impressionnant. ...
Naturellement, je dois avouer que, du point de vue strictement commercial, il s'agit d'invendus. Les invendus sont les investissements des artistes. Les œuvres que nous conservons prennent ainsi de la valeur, font de nous, commerçants dédaigneux, d'angéliques fortunés. Sans paradoxe, on peut dire que notre échec est la cause de notre réussite. L'infortune qui fait la fortune est la grande invention moderne de notre métier. Ce sont les marchands eux-mêmes qui ont découvert cette exploitation de l'insuccès, ce revers qui ouvre sur la richesse. Il disent: "Il suffit de se tromper suffisamment longtemps pour finir par avoir raison."


On en revient à la question du Temps ...(je crois qu'il nous dit aussi qu'il le collectionne! et comment il faut s'y prendre.
Merci à l'amie qui m'a fait découvrir le premier et à ma belle sœur qui connait mes gouts tendance "OuLiPo".