jeudi 7 juin 2018

UGO SCHIAVI à la double-v-gallery

Le hasard fait bien les choses,j'avoue! Arpentant les rues perpendiculaires à la rue Paradis à la recherche de la galerie du Tableau de notre ami Bernard Plasse,  bien située rue Sylvablelle, j'ai découvert la galerie Double V  située au 28 de la rue Saint Jacques. C'était ou c'est encore (?) dans le cadre du Printemps de l'Art Contemporain que cette galerie nous offre le travail d'un artiste marseillais Ugo SCHIAVI. Le titre (en latin SVP :Rudus, Ruderis (Décombre-s).





Plutôt que de paraphraser le texte critique de Léo Marin qui accompagne son travail sur le site de a Galerie V, j'ajouterai que j'ai été trés sensible au choix des "postures/sculptures" proposées par l'artiste, relévé d'empreintes sur nature restituées dans un béton sans âge, donnant l'impression de vestiges de fouillles archéologiques. 
Un trompe l'oeil en quelque sorte. Une technique de moulage bien maitrisée; Bravo!

De plus un récent voyage sur Paris, m'a permis de voir son travail à la Galerie Pariculirère et de porter à son comble, ma "quête d'images". 


ORBES Musée Rodin et la danse


ORBES est le titre de la chorégraphie (ne serait-ce pas plutôt une succession "d'arrêts sur image" de 5 corps figées entre eux, comme pétrifiés, après avoir été modelés par les mains d'un sculpteur?) que JORDI GALI a conçu pour le parvis de l'hôtel de Biron .
Invité par ma fille Jeanne  à assister à cette création (qui sera reprise à Lyon du 15 au 18 juin 2018), et par chance, le beau temps qui accompagnait le spectacle, ce fut une excellente opportunité pour moi de revisiter le Musée Rodin et l'exposition temporaire Rodin et la danse, précisément.
Ci après, l'extrait du  dossier de presse situant par le texte et complétant mes images, la beauté et la grande émotion ressentie et partagée par les visiteurs nombreux en cette après midi du 3 juin 2018.

Corps, matière, temps, espace et relations sont les maîtres-mot de cette installation chorégraphique constituée de 120 structures de corps où les 5 interprètes sont à la fois matériaux et bâtisseurs.
Ces architectures éphémères sont établies d’après un protocole mathématique précis, basé sur le hasard et la symétrie, et sont le résultat d’efforts de traction et compression entre les corps, situations d’équilibre choral composées de déséquilibres individuels. L’abstraction des structures ainsi composées est transformée par l’espace public et ses changements constants. Dans ce contexte toujours renouvelé, les corps s’offrent au regard et déploient leur présence dans le temps, proposant d’ouvrir un espace propice à une multiplicité d’interprétations.







    
J'ajoute à la rédaction de cet article une excellente critique parue  peu après,sur ce lien :https://dansercanalhistorique.fr/?q=content/orbes-de-jordi-gali-au-musee-rodin 
qui permettra de mieux comprendre encore toute la force et l'intelligence de cette choégraphie "sculpturale" 

lundi 19 février 2018

Didier Lokwood...

Didier Lockwood est décédé hier. Il  me transportera toujours par la magie de sa discographie , le chant de son violon et de ses accompagnateurs sur un petit "nuage".

A écouter et à voir.


dimanche 11 février 2018

SA MUSE...

Quelle belle idée de réunir une quarantaine d'artistes dans le cadre de cette exposition au Musée Regards de Provence. Elle prend sa place dans le rendez vous MP 2018 Quel Amour!
Elle "met en lumière et en regard des oeuvres (du XXème à nos jours) de peintres, sculpteurs modernes et contemporains, des photographes (beaucoup!) et une vidéaste (Dominique Castel) qui ont été inspirées par leur relation avec leur modèle, muse, femme, diva."


Je reprends ci aprés un passage du communiqué de presse :
Il est des muses célèbres et anonymes, mais toutes sont instigatrices, inspiratrices de l'artiste, elles sont le guide de leur relation. La muse moderne a cette irrésistible faculté de faire appel aux yeux et à l'esprit de l'artiste et souvent à son coeur,pour le plus haut de sa création. De l'existence d'une relation ambiguë, complice et complexe voire amoureuse avec l'artiste, la muse est source de lien, d'énergie, de réflexion e de vie. Chacun sa muse! Entre mythe et réalité, son incarnation contemporaine se déplace dans différents sujets: la femme, le modèle, l'égérie l'icône, la diva."

Djamel TATAH

Aurore VALADE

Jean Jacques SURIAN

Katia BOURDAREL

Marc CHOSTAKOFF

Marie DUCATE (Nu dans un cercle 1983)

Nicole TRAN BA VANG  (Corps à corps avec Angelin Preljocaj)

Si nous savons tout cela, un grand mérite revient à Bernard Muntaner, co-commissaire qui avec la complicité de la directrice du musée , Adeline Granerau nous offre un florilège de la création contemporaine, puisant dans la collection du musée, avec une large place aux artistes marseillais qu'il affectionne  et qui m'a-t-il semblé à l'entendre présenter les travaux des uns et des autres lui ont inspiré, telle une muse amicale (propre peut-être aux commissaires d'exposition ?) un accrochage des plus parfait.

Il m'a été difficile de faire un choix . Les artistes non mentionnés par une photo de leur oeuvre, ni même mentionnés en tant que participant voudront bien m'excuser.

Une exposition à ne pas manquer . Je vous souhaite le beau temps  qui nimbait ce jour là, le ciel d'une lumière  exceptionnelle , non pas rare dans le midi mais de nature à inspirer telle une muse les artistes que nous sommes. 

jusqu'au 26 août 2018

mardi 9 janvier 2018

RONAN-JIM SEVELLEC

Ronan-Jim Sévellec  


expose jusqu'au 17 février à la Galerie parisienne Antonine Catzéflis une suite treize de "boites" étonnantes, et surprenantes.
J'avais eu le plaisir de présenter son travail à ARTEUM, musée d'art contemporain, dans le cadre de l'exposition "Mises en boites" en mars/avril 2011 et de connaître l"artiste.
Un être au regard "malicieux", d'une acquitté toute particulière dont atteste la minutie des détails de ses "intérieurs". peut-être plus vrai que nature. Un humour  sous-jacent, un hyperréalisme qui rend difficile toute étiquette, tout classement, si besoin était.
Les images parlent d'elles même, je crois! 

L'atelier de Cornelius Schoonbeke , Nantes. Détail 

Le champ clos des ablutions païennes. Détail
Un incertain reposoir

L'atelier de réflexion
Rapportes moi la fleur qui guérit de  l'absence

Une odeur de sental que ta chair m'a laissée






lundi 11 décembre 2017

Hasard...

 Je ne m'attendais pas à trouver au Musée Hôtel d'Agar de Cavaillon une oeuvre de Richard Baquié.
Certes dans ce lieu dont j'ai déjà parlé (voir article ci après du 12 septembre 2017) , l' art ancien côtoie l'art moderne et contemporain ou encore... l'art océanien.
 Grand masque du moyen Sepik

Y allant pour y voir une remarquable collection de crèches, 

Personnages d'une crèche napolitaine XVIII ème 
le hasard a fait qu'une pièce de Richard Baquié - et nul n'ignore ma passion pour l'oeuvre de cet artiste disparu en 1996 - était accrochée au mur.



L'atelier de Richard Baquié au moment de la réalisation de l'oeuvre  ( photo Yves Gallois)
La phrase, creusée dans une épaisse planche de bois, est la suivante : tout est si vite arrivé  . elle entoure un damier cher à Marcel Duchamp, le chantre du surréalisme.
Mais plus étrange encore, c'est que moi même j'avais découpé au laser cette même phrase mais au présent: tout arrive si vite, dans un tôle d'acier, pour l'exposition de Perspectives (Aix en Provence) "hors du temps" en Novembre 2007 . Je n'avais pas connaissance de cette oeuvre de Richard Baquié au moment où moi même je m'interrogais sur la fuite du temps. C'est promis!Et il me faut m'en remettre au hasard ou à une sorte d'inconscient, notion très floue par essence! 
 Dans le contexte des crèches, l'oeuvre de R. Baquié vient symboliser, aux dires de M. Morand commissaire de l'exposition, la fuite en Egypte. Des photos  du plasticien  Emeric Lhuisset accompagnent  ou plus, "témoignent",  de cette actualité sur les migrants en méditerranée ( ou bien plus loin) qui fuit leur pays en guerre.

Une exposition muséale à voir jusqu'au 4 février 2018




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vendredi 8 décembre 2017

A Lyon nous irons... à la 14 ème biennale d'art contemporain

Mondes flottants, titre générique qui avait tout pour me séduire.
Cette biennale se veut aussi être "une invitation à contempler l'autre côté de la modernité". Celle là même qui se veut être le fil rouge des deux  biennales précédentes  et qui structure notre imaginaire contemporain.
Hans Haache Wide White Flow 2017


Les oeuvres qui se déploient à la Sucrière et avec moins d'ampleur au Mac Lyon, ont souvent des dimensions "exceptionnelles". 
La biennale permet aussi l'émergence d'une création internationale: "une mondialisation galopante générant une constante mobilité et l'accélération de flux" Emma Lavigne (commissaire invitée).
"La biennale explore l'héritage et la portée de "moderne" dans la création actuelle, selon la définition qu'en fit le poète Baudelaire, qui envisage le moderne comme "le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art dans l'autre moitié est est l'éternel et l'immobilité".
Forever Immigrant 2012/2017 (empreinte d'un tampon employé dans l'administration répétée des milliers de fois

Au delà des idées qui prévalent à cette manifestation, les lieux offrent aux artistes sélectionnées, des possibilités d'expression formelle qui vont au delà des normes habituellement rencontrées dans d'autres musées ou galeries (sinon les "White Cub" Newyorkais ou Parisiens). C'est en ce sens que j'ai plaisir à partager quelques images avec mes lecteurs.
Un coup de coeur tout particulier pour Jorinde Voigt



The blue shift, WV 2017-136 to 17                 2017



  Jusqu'au 7 janvier 2017