mercredi 25 mars 2015

DURELLO à la galerie Le cinéma repaire artisque

Je n'ai pas été réactif assez vite et l'exposition s'est achévée le 14 mars .
Malgré ce, j'ai plaisir à montrer ici quelques images de cet excellent travail auquel Jean Durello nous invite au fil des années.
Je ne suis pas critique d'art loin de là. Je "sens" seulement une peinture qui s'affirme dans une fragmentation de l'image glissant vers l'abstrait tout en nous révélant le sujet (figuratif) du départ. Nous partageons , l'image mentale qui structure le tableau. Le traitement des couleurs , des matières: papiers grattés, coulures font de ce travail une œuvre réfléchie, aboutie.
Moderne solitude

Cérynie

Myx
On aura certainement plaisir à suivre l'artiste sur d'autres cimaises.
J'essaierai alors de coller à l'actualité.
A ce propos , ci dessus l' exposition en cours au Cinéma.

mardi 3 mars 2015

Cité de l'ombre. Peintures installation de A.Clif

Tel est le titre , énigmatique ,mais plein de promesses tenues (comme à son habitude) qu 'A. Clif  donne à sa nouvelle exposition, à Tourves dans le tout nouveau et reluisant (malgré ses trois années d’existence) Musée des Gueules Rouges

Pas très loin donc d'une précédente exposition de l'artiste au Pôle Culturel  des Comtes de Provence à Brignoles (voir l'article sur ce blog : la nécessité de l'eau du 22/012013). Les travaux de celle-ci ayant convaincus la conservatrice d'inviter Anne Claude à travailler sur la texture, les matières, la couleur des mines de bauxite de cette région et la vie des mineurs. Le rouge est de mise mais saturé d'ocre et de blanc , il évacue toute référence dramatique liée à cet univers angoissant auquel d'autres mines (de charbon) peuvent faire penser quand bien même un fond noir rehausse l'ensemble.



 La technique d'Anne-Claude, "peinture (qui) se fait sur tous les supports sans pinceaux avec des peintures flottantes où je mêle des pigments avec de l'huile en suspension" confère à cet ensemble un caractère  d'universalité et d'intimité de ces lieux tels qu'on les imagine.  De plus l'ambiance de ces souterrains, galeries et autres boyaux d'exploitation, le travail des mineurs sont évoqués dans un parcours reconstitué entre virtuel et réel. N'est-ce pas le but de toute représentation à travers un médium artistique, ici la peinture.
Un catalogue éponyme, Cité de l'ombre, donne la parole à l'artiste elle-même (exercice périlleux mais réussi où elle dit quelques mots sur son grand père... mineur et l'originalité de sa technique picturale), à des critiques d'art telles Christiane Courbon, Bernadette Clot-Goudard et au docteur, psychiatre Jean-Pierre Boyer dont je voudrais ici citer un extrait de sa contribution:
"Les couleurs travaillent le (ou mon) vécu d'une façon surprenante, la gamme des rouges, les jeux d'ombres et de lumières, le ruissellement de l'eau sur la rugosité des rochers me convient au spectacle étrange des combinaisons singulières propre aux éléments naturels dans un contexte particulier. C'est plus que beau, c'est une expérience troublante. Explorer le rapport de l'humain aux éléments ou forces naturelles qui l'entourent et qui l'habitent en offrant à chacun l'opportunité de découvertes ou redécouvertes."

L'accrochage est parfait. Au centre de cette salle carrée se développe un labyrinthe : installation de peintures sur voiles qui symbolisent ce "jeux" d'ombres et de lumière que les mineurs devaient connaitre à chaque descente, au détours d'une galerie à l'autre, mais aussi cette notion d'"enfermement" dans des conditions extrêmes de pollution et de sécurité plus que précaires.

Cet accrochage se poursuivra jusqu'à la fin juin.
Hâtez vous !

vendredi 23 janvier 2015

Quart d'heure de culture métaphysique

Il serait bon que le corps et l'esprit soient sollicités (quasi quotidiennement) par l'exercice que nous propose Ghérasim LUCA  poète "atypique".
A voir et à entendre sans modération!

www.youtube.com/watch?v=fYb5F1fXFQI

Vous pouvez ajouter aussi avec un peu plus de temps la lecture du poème : prendre corps

lundi 12 janvier 2015

l'oeuvre d'Oskar SCHLEMMER, incontournable!

C'est une passion ancienne pour le Bauhaus et plus particulièrement  d'Oskar Schlemmer qui m’amène à vous inviter à (re)découvrir son œuvre à travers la diffusion ce dimanche 11 janvier sur ARTE d'un long métrage sur l'exposition  que lui consacre la Staatsgalerie de Stuttgart.
Fidèle à mes coup de cœur et leur écho en images, j'aurais bien voulu aller sur place et assouvir ma quête d'images et de partage. 
L'escalier du Bauhaus.1932  Huile sur toile 162x114 cm museum of modern art , New York.
Mais ce documentaire est d'une exceptionnelle qualité. Il aborde notamment ces recherches en (de) matière pour ces fameux ballets triadique (l'espace, la forme et l'humain) dont Philippe Découflé  s'est inspiré pour ses chorégraphies. Il faut donc se laisser emporter pendant 54 mn dans la peinture , les sculptures, les écrits de cet artiste qui en d'autres temps a connu des situations et des "climats de rejet et de haine,hélas, comparable aux nôtres en ces jours.
Figure abstraire (figure ronde), 1921 Bronze Chromé , H: 107 cm

La rédaction de cet article (et d'autres) m’amène toujours à faire des découvertes et/ou de rapprochements Ainsi la compagnie de Ph. Découflé s'appelle DAC : Diversité, Camaraderie, Agilité Une pièce chorégraphique parmi tant d'autres. Octopus


lundi 22 décembre 2014

Niki, Tinguely et moi pour une belle année 2015

Niki de Saint Phalle n'a pas besoin de la maigre publicité que peut apporter cet article à la très belle exposition que lui consacre le Grand Palais. Mais pour avoir eu le bonheur de visiter le magnifique Jardins des tarots à Garavicchio en Italie, j'ai  envie de vous offrir une image de cette étonnante réalisation pleine de gaité , de couleurs quand bien même (comme dans toute l’œuvre de cette artiste) la mort, couplée à la liesse, n'est pas loin.

Fontaine monumentale du Jardin de Tarots à Garavicchio (Italie) 
 Je suis un peu chagriné que dans cet hommage que l'on rend à la "femme artiste" et son œuvre remplie de nanas, le nom de Jean Tinguely ne soit pas plus cité comme compagnon de route de ses débuts jusqu'à la mort de celui-ci en aout 1991 et associé à de nombreuses réalisations communes.
Sur un "socle"é de Tinguely , une nanas de Niki dans le jardin des tarots de Garavicchio.

En conclusion vous offrir ce texte comme gage d'une très belle et bonne année 2015 : une invite à la création "en mouvement", une vie en mouvement :
Tout bouge, il n'y a pas d'immobilité. Ne vous laissez pas terroriser par des notions périmées. Laissez tomber les minutes, les secondes et les heures. Arrêter de résister à la transformation. SOYEZ DANS LE TEMPS, SOYEZ STABLE, SOYEZ STABLE AVEC LE MOUVEMENT. Pour une stabilité dans le PRÉSENT. Résistez à la faiblesse apeurée de stopper le mouvement, de pétrifier les instants et de tuer le vivant. Arrêtez vous de toujours réaffirmer des "valeurs" qui s'écroulent quand même. Soyez libre, vivez et arrêtez vous de "peindre" le temps. Laissez tomber la construction des cathédrales et pyramides qui s'écroulent quand même comme des tartes. Respirez profondément. Vivez à présent, vivez dans et sur le temps, pour une réalité belle et totale.
Düsseldorf, mars 1959.
Jean Tinguely.

dimanche 23 novembre 2014

Artistes, vos papiers.

Se tiendra au Musée Muséum départemental de Gap et cela jusqu'au printemps 2015, une série d'expositions regroupées sous le titre MATIÈRES à collections.
Pour l'une d'entre elles, Artistes, vos papiers,j'ai le plaisir d'être à la fois le co-commissaire avec  Frédérique Verlinden Conservatrice en chef  du musée, mais aussi aussi l'un des exposants. Une fois n'est pas coutume, n'est-ce pas?
C'est aussi une façon de connaitre dans ce lieu muséal prestigieux, le retour des "regards publics" (enfants et adultes confondus) sur une sélections de travaux dont certains avaient été montrés, avec succès, faut-il le dire? à Aix-en-Provence dans le cadre de Paper'Art Project tout au long de l'année capitale Marseille Provence 2013. organisée par GUDGI. 

J'apprécie que ces pièces" voyagent " d'un lieu à un autre avec un nouvel accrochage, un nouvel éclairage. De nouvelles créations entre temps viennent aussi ponctuer la progression du travail. Ce "nomadisme" devrait être pratiqué plus souvent entre musées, d'autant que nous entrons dans des périodes de restrictions budgétaires. Le partenariat qui se fait pour les créations du "spectacle vivant" devrait être étendu plus fréquemment aux arts visuels, me semble-t-il.

Les artistes : Alexandra DEUTSCH, Christine TCHOUHADJIAN, Isabelle JAROUSSE, Jean-Baptiste AUDAT, Juile DAWID, Magali LATIL, Woo-Bock LEE ont chacun un site Internet qui vous permettra d'approfondir la connaissance de leur travaux au delà des images qui suivent et qui sont forcément restrictives (et je m'en aperçois: d'une qualité douteuse!).
Isabelle JAROUSSE

Jean-Baptiste AUDAT

Alexandra DEUTSCH

Christine TCHOUHADJIAN, Julie DAWID , Woo-Bock LEE

Pierre VALLAURI

Magali LATIL
 Cette présentation autour des matières (mot qui doit être pris dans son double sens : substance et sujet... de la collection) ne s'arrête pas là, pour le plus grand bonheur des visiteurs. Awena Cozannet donne une présentation, tenir le fil,  ample et généreuse à travers des installations et des photos de travaux "textiles" réalisés lors de résidences tant en Chine qu'au Bangladesh, Myanmar et Pakistan. Un "voyage" donc dans cette matière textile, vêtement comme une seconde peau, très chargée symboliquement et émotionnellement. 
Ces œuvres de fils nouées, enchevêtres, teintées indigo ou garance, redonnent ses lettres de noblesse à cette matière textile que les biennales de Lausanne avaient portées au plus haut niveau des arts plastiques, sinon au même rang que peinture et aujourd'hui la photographie ,  Hélas depuis son arrêt brutal en 1995 et à part l'exposition "Décorum"  cette année au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, ce matériau et le potentiel de création offert semblait obsolète,  désuet.

installation salle II Awena Cozannet
A l'entresol, Arlette Vermeiren, après avoir lacérer des papiers de récupération (emballages d'agrumes, de biscuits de bonbons ou encore de papiers cadeaux) en fine lamelles, elle les noue les unes aux autres formant ainsi  des rets, des filets où semblent capturés les animaux naturalisés par taxidermie (lesquels aigles, renards, singes font partie eux aussi de l'importante collection du muséum). le tissage peut aussi devenir tanière du renard.
La tanière du renard Arlette Vermeiren




                                                             
Le filet qui protège ... dans les deux sens!
L'artiste Granjabiel propose des déclinaisons graphiques pour rapprocher  bêtes et hommes . Ses dessins viennent en contrepoints d'une époustouflante présentation de singes naturalisés dont l'ensemble fait œuvre (d'art)
Il ne faut pas oublier la collection Les étains d'Esculape du docteur Patrice Borel, lequel par un humour tout en "retenue scientifique", nous expliquait  leurs usages du 18 ème au début du 20 ème dont une batterie de seringues et de clystères qui aujourd'hui est fort heureusement remplacés par des instruments plus "humains" car la seule vue des précédents devaient guérir les malades les plus récalcitrants!!!
En conclusion , une exposition à ne manquer sous aucun prétexte. Une espèce d'injonction rare chez moi plus enclin à l'invitation. 
De plus , il faut le souligner (et je les en remercie ici presque publiquement) l'ensemble du personnel du musée  est d'une rare compétence. Il  vous accueillera avec sympathie. 
Vous êtes conviés aussi à vous rendre sur le site de la revue textile-art qui poursuit sa mémorable existence à travers son blog.

L'expo se prolongera vue son ampleur jusqu'au mois d'avril 2015.

dimanche 9 novembre 2014

hommage à Pina Bausch

Je ne sais pas encore insérer les vidéo sur mon blog. 
Mais il vous suffira de cliquer sur ce lien pour être au comble de l'émerveillement!

http://www.culturainquieta.com/es/estimulante/item/5016-2014-11-05-09-32-53.html

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Nowhere créé par Dimitris Papaionnou en 2009.